15/02/2015

Les Ad’Ap : « Nos gouvernants s’attaquent à notre liberté »

Le handicap semble ne laisser personne indifférent. Tout le monde, tant citoyens que politiques de tous bords, y paraît sensible car conscients du fait réel que  les épreuves induites peuvent dès demain les toucher directement ou indirectement.

C’est pourquoi tout le monde paraît s’y impliquer.

Cette accessibilité dont on parle tant, pourquoi n’en fait-on pas une composante de la conception universelle ? On n’agit qu’au coup par coup oubliant qu’outre le vieillissement de la population, l’emploi, le tourisme et la culture… tous les thèmes ne font que démontrer la transversalité de la question du handicap et l’utilité.

On dit des textes de l'ordonnance qu'ils devraient dans la mesure du possible se traduire par une réponse complète et rapide.

Plutôt que de produire de nouveaux textes ou de compléter ceux qui existent, il faut simplement imaginer la personne qui ne peut être autonome car une marche, un trottoir, une porte trop étroite…,  lui interdisent l’accès  à un service. En réalité, c’est le bâtiment qui est handicapé par rapport à l’utilisateur.

Se justifier des raisons pour lesquelles rien n’a bougé serait scandaleux et ne peut être entendu de celui pour qui la loi était faite.

Plus de dix années se sont écoulées et, à ce jour, pléthore de diagnostiqueurs et autres formateurs en accessibilité courent les rues, se permettant de facturer à des montants non justifiés et, de plus, sans aucun agrément des Pouvoirs Publics. Une telle situation est-elle bien raisonnable ?

Il s’agissait d’oser et de faire des choix… La loi de 2005 et les règlements, quand les décrets, arrêtés et circulaires ont été établis, aurait du s’inscrire dans une obligation de résultats  et les responsables restés en situation d’échec tant que les solutions ne sont pas appliquées.

Aujourd'hui des solutions techniques existent. Elles repoussent les limites des technologies pour favoriser l’accessibilité des bâtiments et à la vie quotidienne aux personnes en situation de handicap mais aussi à nos aînés.

Cette recherche de qualité d’usage génère un confort d’usage pour tous. Au-delà de l’enjeu sociétal de ces réglementations, dont les dates de mise en œuvre sont imposées par le législateur, il est plus qu’évident que la réalisation des travaux de mise en accessibilité de notre pays permettra le soutien d’une activité économique, particulièrement à la peine aujourd’hui.

L'APF se bat pour une société inclusive. Rappelons nous que, loin des effets d’annonce, il est nécessaire dans la communicationsociale de parler vrai, de partager avec l’autre dans un grand respect, mais surtout sans oublierqu’agir devient plus qu'impératif .

Christian MEISTERMANN RD du 68

Qu'est devenu l'obligation de mise en place de services de substitution 3 ans après l'élaboration du schéma directeur d'accessibilité, suite à l’Ordonnance n° 2014-1090 du 26 septembre 2014

Services de Substitution.docx

 

Ordonnance. Faire-Part de décès de la loi de 2005

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